“C’est un scélérat qui parle” (note de l’auteur en bas de page, dans Ta Truffe, de Molière)
…Eh oui braves gens, il était une fois un personnage qui s’appelait le Singe Vert, et qui disait des conneries… euh, des vérités… putain je sais plus… Si on ne peut plus jouer sur les deux tableaux, ce n’est plus la peine de vivre… Et comme disait Simone de Beauvoir (à toutes les sauces…) « On ne fait pas exprès de penser ce qu’on pense »… Et comme disait je ne sais plus qui : « JE SAIS BIEN, MAIS QUAND MÊME… »
Ça, c’est le préliminaire explicatif. Bon, ce n’est pas Mein Kampf…
« Je lis et relis les mêmes éternels et sempiternels mensonges rabâchés par les journalistes “en mal de copie” convertis en sociologues d’un coup de braguette magique. Le credo de ces nouveaux bêlants est en effet désormais d’aller partout clamant que “la femme, ça y est, est libérée, choisit les hommes, drague, revendique son autonomie, son indépendance, et baise à tire larigo tandis que l’homme, le pauvre, complètement largué, ne parvient plus à assumer, se recroqueville, crie “maman” dès qu’on le touche et prétexte le mal de tête pour se dispenser de passer à la casserole.”
« Et nos sociologues d’occase de remarquer finement que la Fâme est en tête de la pointe de la flèche du progrès, alors que l’homme, ce pauvre couillon rétrograde, se “cramponne à ses privilèges” et ne sait plus à qui se vouer, partagé entre la démission, l’effémination (les putes n’ont-elles pas en effet paraît-il besoin de plus en plus de bougies dans le cul de ces Messieurs pour les faire bander, c’est le dernier scoop, très peu pour moi merci) - bref, les mâles déchus voient enfin battre en brèche leur puante suprématie.
“Les étudiantes américaines”, écrivait je ne sais plus quel journaleux des années 60 - des années 60 ! - “revendiquent désormais ouvertement une activité sexuelle auprès de leurs compagnons, qui ne semblent plus en mesure de les satisfaire” - des étudiantes américaines ? dans les années soixante ? Mais où t’as vu ça, mec ? Entre elles, oui ! quand je pense qu’elles en sont encore à te foutre un procès dans les pattes pour peu que dès que tu les regardes en face plus de trois secondes ! Telles sont les conneries qu’on lit depuis plus de trente ans dans les magazines…
« Eh bien je vais vous dire, moi, ce que j’ai remarqué ; non pas la vérité vraie, mais ma vérité à moi qui Nom de Zeus en vaut bien une autre. Lorsque le Phphéminisme a commencé à se manifester, dans les Dix Glorieuses 68-78, j’ai eu très, très, très exactement l’impression de réentendre les jérémiades de ma mère et de ma grand-mère. Les Fâmes ne manqueront pas de me faire observer que c’est bien la preuve de la pérennité de ce sentiment d’oppression, et que “de tout temps, en tout lieu”, la femme s’est sentie brimée par l’homme. Exact. Mais voyez-vous, entendre rabâcher ces récriminations sitôt qu’on ouvre la bouche pour engager une conversation d’amour ou disons “de charme”, c’est proprement refroidissant.
« Pour l’érotisme, c’était râpé. Ma mère et ma grand-mère considéraient l’acte sexuel comme barbare, inutile et dangereux. Je me souviendrai toujours de cette suave initiation pratiquée par ma grand-mère - qui me l’avait racontée avec fierté, comme preuve de son modernisme et de son ouverture d’esprit, à l’égard de je ne sais plus quelle petite fille :
- Et tu as déjà vu un zizi ?
- Bien sûr, celui de mon petit frère !
- Et tu sais que ça peut être dangereux le zizi, qu’il faut y faire attention, que ça peut donner des enfants ?” - quelle horreur en effet ! ça viole, ça défonce et ça féconde ! Autrefois, une femme sur trois mourait en couches à son premier enfantement. Ça ne les a pas quittées. Dans un film de Blier, Gérard Blanc craint de se faire mettre par Gérard Depardieu. Sa femme lui dit :
- Il me le fait bien à moi !
- Oui, mais moi je suis un homme !
- Et alors ? mais c’est la même chose, mon vieux ! on se fait pénétrer ! il faut y passer, ça vient vous buter dans le fond ! » Beurk. Pouah. Bon, ce n’est QU’un film… Autre propos fleuri, de ma grand-mère :
- Y avait les poules à rentrer, les lapins et le cochon à nourrir, le repas à préparer, et des fois à onze heures du soir la journée n’était encore pas finie !
Merci grand-mère. Et tout à l’avenant.
- Mais il n’y a pas que ta grand-mère dans la vie !
- Non, il y avait aussi ma mère, et toutes les bonnes femmes qui fréquentaient ma mère, qui se ressemble s’assemble.
- Et ça ne t’est jamais venu à l’idée de sortir du milieu de ta mère ? (elle est fine, celle-là) - C’est indélébile coco, les premières impressions. Toujours est-il que démerdez-vous comme vous voulez, refaites-moi mon passé, vous le connaissez mieux que moi pour sûr, j’ai entendu cela partout, quelle que soit la femme : les hommes sont de gros dégueulasses, point. Il y en a même qui vous proposent de coucher avec vous, chère Marie-Claire, je suis très embarrassée : je croyais pourtant que cet homme m’aimait, or, voyez ce qu’il ose me demander… »


kohnlili dit :
Que cela convienne ou non aux quelques “femmes libérées” qui ont su tirer leur épingle du jeu, il y a plusieurs milliers de boudins et de connards qui sont passés à côté de la prétendue “libération sexuelle” battue en neige par les (comment déjà?)”journalistes”… Ca en fait, des ulcères…!
Philippe G.O. 68.14 Lelièvre dit :
J’ai essuyé ce soir-même au nom de la masculinité entière (quel honneur !) l’accusation suivante : toute femme qui met un pied dehors subit le regard des hommes et quand bien-même ceux-ci sont assez bien élevés pour qu’elle n’ait en aucun cas, par une réflexion déplacée ou un sifflement désuet, connaissance de l’appréciation de leur plastique faite par ce public non voulu, toute femme sait que s’il ne dit rien, le quidam masculin n’en pense pas moins ! Le bougre ! Voire le salaud !
Moi quand je passe dans la rue, si une jeune-ou pas-femme me juge à son goût ou bien pas du tout, à partir du moment où j’ignore totalement son appréciation, que m’importe qu’elle soit clémente ou sévère ? Un ou une inconnue peut bien me trouver ignoble, si je l’ignore, cela n’a aucune sombre incidence sur ma vie, je n’en ai donc absolument rien à… branler. Mais l’on retrouve ici le lexique maudit : branler, c’est bien un truc d’homme, et quand la femme sort dans la rue, elle sent bien que l’homme qui se branle le soir dans sa piaule est à même de la regarder et de la juger désirable ou non, et la nuit, dans sa piaule ou sa suite, de la laisser hors de ses fantasmes ou bien d’y penser à l’instant fatidique de l’onanisme, voire du coït avec madame qui ne revêt plus à ses yeux -pervers- l’image de l’érotisme enfiévré. Grosso modo on ne sait pas ce qu’ils ont dans la tête tous ces types ! C’est vrai. Ce sont peut-être aussi des assassins en puissance et des violeurs en devenir. Castrez-moi tout ça, ou faites-en des talibans !
J’exagère un chouia, j’en profite, je n’ai pas de contradicteur(rice), mais quand on reproche à la fois à l’individu masculin l’instinct sexuel, qui contribue à perpétuer depuis (presque) toujours la race (humaine, une et indivisible), et le désir qui lui est concomitant et dont le meilleur que l’on puisse attendre de nous dans la réserve est de le taire tout simplement, bref quand on nous reproche d’être des hommes sexués et même en cachant nos penchants bien naturels d’en avoir des bien enfouis dans nos carcasses au garde à vous, tout en reconnaissant que bien des regards nous rendraient plus que mal à l’aise si nous en étions la cible, ils nous vient forcément ce genre d’arguments primaires alors bien légitimes : «il faut bien vivre avec les rayons du soleils à l’agressivité parfois mal contenue», «à chaque compétition sportive ou autre, y a toujours des salauds qui veulent passer devant nous» ou encore «l’épiderme m’oppresse, il empêche ma chair de s’exprimer pleinement et de jouir sans entrave du petit vent frais qui me rafraîchit comme le demi-pression en terrasse quand le soir vient m’offrir ce bonheur sans égal, regarder les jeunes-femmes passer dans leurs tenues d’été, ignorant mon existence et mes pensées tenues secrètes, bien planquées, car c’est comme ça que l’on ma éduqué.»
kohnlili dit :
Les femmes se plaignent d’être toujours “convoitées”. Les hommes se plaignent de n’être jamais regardés… Personne n’est content. Pour nous réconcilier avecla vie, méditons ce puissant aphorisme de Patrick Sébastien: “Un peu de patience et beaucoup de saindoux/ Et l’éléphant encule le pou”…
katy dit :
Je crois que toutes ces pensées sont dépassées (pas les vôtres), que les hommes adoptent des comportements machos parce que leurs pères le leur ont appris en bon mâles qu’ils étaient, maintenant, c’est un peu différent, je le souhaite, en tout cas, et malgré tout, l’important, c’est de faire l’amour avec des personnes que l’on aime. La femme ne traîne t-elle pas cette image fatale de la pute lorsqu’on sait “qu’elle a couché”? Nous sommes tous stigmatisés par une culture chrétienne qui a étendu sur nos têtes ses pensées culpabilisantes! Les hommes sont convoités également, pour leurs corps et leur esprit, parce que la beauté n’est pas que féminine!!!!!!