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Archive du juillet 2008

Decline and Fall…

Quoi de neuf, après ce jeûne de maintenance ? - Quoi de neuf ? LA CHUTE DE L’EMPIRE…

…Sidoine lui-même difficile à cerner, sorte d’éponge antipathique, malléable, pathétique voire pitoyable. J’échoue à voir en lui quelqu’un d’estimable.On dirait Cicéron-le-Mollasson. Symbole de toute mon attitude envers cette Antiquité qui m’a plombé - avant de me fournir ma façon de vivre et de penser, au point que personne ne peut plus suivre. Ou que je ne peux plus suivre personne. Fier d’avoir participé de cette civilisation, d’en avoir tiré ma substance, heureux qu’elle pourtant qu’elle ait croulé. Ma période préférée – à condition bien sûr de faire partie des classes dominantes – comme à toute époque - eût été le Ve siècle. Tout était tellement plus simple (illusion d’optique). 

 Nous avons à présent tant de critères d’appréciation que nous ne savons plus où donner de la tête - eux aussi - ah bon. Sidoine était un singe savant dans un aréopage décadent. Sidoine, gendre d’empereur. J’envoie bien de mes œuvres à Rachida. Du côté des puissants, sans état d’âme. Sidoine s’est-il montré ébloui par cette promotion ; il ne le semble pas ; il faisait déjà partie de la plus haute noblesse gauloise – je n’ai rien de commun avec ce bouffon friqué. Toute personne ayant tant soit peu gravi quelques échelons que ce soit de la société me semblera toujours haïssable. Encore une chose, et particulièrement grave, que je ne parviens pas à pardonner : d’avoir bafoué son talent, si frelaté soit-il, de l’avoir avili à des contorsions de curetons ; d’avoir prêté sa voix aux niaiseries, à cette religion de fous capable d’inspirer ces répugnants lamentos maso à la saint Augustin – encore de la haine.


 Je ne parviens pas à concevoir l’ampleur. Christianisme chape de plomb. L’ l’effondrement d’un empire : je ne puis. Non possum. Valentinien III empereur - poignardant de sa propre main Aétius, général en chef ; franchissement du Danube par les Goths en pleine fonte des glaces ; des souverains fous, une reine toute-puissante : Galla Placidia. Raconter tant de campagnes malheureuses ; évoquer Rome-Musée, ou Ravenne au milieu des marais, nouvelle capitale ; du raffinement, des ordres donnés par la reine, chuchotés sous les voûtes, façon Ivan le Terrible. Puis des fastes, les vers grecs et latins des langues qu’on ne parle plus ; Sidoine gendre d’Avitus Premier, déclamant son éloge, exilé dès sa chute, puis flagornant trois autres empereurs dont il prononcera les panégyriques à leur tour – enfin converti au moment opportun, quoi d’étonnant ! aux fonctions épiscopales -  reprenons : premiers succès de Sidoine, vie littéraire de ce temps-là, prestige intact au milieu des colonnes qui tombent… 

28 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Notsag-Nodrag

Vous avez remarqué ? J’ai inversé “Gaston-Dragon”, ce qui fait que personne ne peut plus le reconnaître, en disant “merde il va encore nous bassiner avec sa narration de mes deux.” 

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VESTIGES D’INCESTE
 Ma mère me transmit scrupuleusement les mots les plus crus de Gaston-Dragon. Rien sur sa mère. Etait condamné toute dévotion non exclusivement consacrée au Héros, Ancien Combattant et Père. L’époux, le gendre, mon père à moi, ne fut rien. Alcmène laissa même entendre qu’il y aurait bien peu d’importance aux relations plus intimes qu’il n’eût fallu entre elle et moi. Quinze années sans plus séparèrent plus tard la fillette de sa marâtre, Seconde Epouse, triomphante et nouvelle promue : la Fernande, plantureuse, que j’ai connue, bien dodue. Alcmène accrochée à ses jupes cria : « Je vous interdis de coucher avec mon père ! » On riait très fort en ce temps-là des petits mots d’enfants. 

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LECTEUR INGRAT, MON FRERE
 Vous avez déjà cela sans doute dans vos familles : « Un homme parmi les hommes » disait Sartre « et qui vaut n’importe qui . » J’ai renoncé à me prendre pour Hercule. A représenter ma famille sous forme olympienne - voyez d’où vient l’expérience aux vieillards : du racornissement hormonal des méninges. La sagesse, fille de l”impuissance : quelle leçon…  


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LA FOLIE MA MERE
 Après la mort de Gaston-Dragon, Alcmène devenue folle fut internée à Sainte-Anne, l’asile d’Althusser, celui dont j’ai longé les murs blafards, et d’où l’on ne ressortait pas (existe-t-il encore un refrain de Bruant - “A sainte-A-a-a-nneûeûeûh…” (A Belleville, A St-Lazare) ? J’ignore, chose incroyable, combien de temps ce fut après l’écrasement du Dragon - il suffirait d’écrire, de solliciter tels témoignages encore vivants, les preuves tangibles… ont-ils conservé les archives ? J’ignore si ce fut bref. Insidieux. Mon père signa de sa main l’ordre d’internement – s’attirant une inextinguible et sauvage rancune : car le mari alors avait autorité sur sa femme. 


23 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Chez les redingots

Bon, ben voilà, on remet ça, nous boirons le calice jusqu’hallali, allez les dingues, allez les dingues, allez…

Elodie parle enfin de son ancien mari, Lamartic : « Sans moi il y serait encore. J’écris au Professeur Vonderrede « Docteur ma nièce est morte d’un écoulement ploc, ploc dans le cerveau, par excès de médicaments, à 37 ans ». Vonderrede me convoque. Il ne m’impressionne plus, parce que du vivant de son père, Professeur Psychiatre, Herr Doktor n’osait pas ouvrir la cour. Sitôt papa père mort il autorise les fous à se promener entre les massifs, tous portails ouvert ; un jour une grosse fille s’est réfugiée sur mon siège arrière en écrasant tous les ressorts. On me l’a reprise après cinq minutes et l’infirmière m’a engueulée. « J’ai lu votre “lettre humoristique” m’a dit Vonderrede Fils, une lettre où j’exigeais la liberté pour Lamartic. 
« J’avais été cinglanglante. Par écrit. Drôle d’humour. Alors mon Lamartic, il me l’a relâché juste avant le pont de l’Assomption. Sinon pont ou pas je revenais avec les flics. On m’a fait signer les décharges et je l’ai repris chez moi. »

Hermann Second Mari n’a pas répondu. Il a d’abord abandonné sa guinde à minuit en plein virage, forêt de Moranceix, sans lumière. Il a vu ça dans un film. Celui qui l’a percutée n’a pas apprécié « l’aspect libérateur de l’acte gratuit” comme ils disaient sur le programme. Du fond de ses plâtres il l’a traité de bâtard, et Hermann s’est dénoncé pour se faire interner. Mais Lamartic a refusé de le voir Une nuit m’a dit l’infirmière le Hermann s’est levé : un dingue secouait la porte verrouillée en gueulant “Jacques ! Jacques !” La garde de nuit a engueulé Hermann Second Mari, qui explique doucement : « Je suis allé trouver cet homme. Je l’ai calmé en le prenant par les épaules. Je lui ai dit : «Tu l’aimes, Jacques ? - Oui. Oui. - Il va revenir. » Et je l’ai ramené au lit. C’est lui qui gueulait, pas moi. » 
L’infirmière a braillé qu’il aurait dû se taire sans bouger. C’est le règlement »

La suite est réjouissante, car le curé Bodo courtise la femme d’Hermann, non sans succès : le prêtre affiche une satisfaction béate : “Faisons” dit -il “une partie de cartes à trois” Elodie compte les points, sans rien comprendre à leur conversation en basque ou en français. Etranges hommes en vérité que Lamartic Premier Mari,  laissé libre, et ce prêtre, étranges complicités. La femme mortifiée retourne s’enfermer chez elle. Quant à Hermann, en son asile (Etché Aïntza)(c’est en avant, en basque) il tombe sous la coupe d’une psychiatre estonienne engagée à l’année.
 Un jour pendant la séance l’Estonienne croise les jambes très haut sous ses yeux. La jupe s’envole mais le mouvement est tel et si imprévisible qu’au lieu de laisser le tissu retomber, il se produit un nouvel envol, comme un orgasme sur un autre. Les femmes paraît-il ne l’obtiennent qu’en se masturbant, quand elles se sentent absolument libres. La psy porte une gaine bleu fluo, et ses yeux prennent un éclat métallique et méchant pour clouer le regard de l’homme. Mais la gaine remonte très haut et redescend très bas si bien que tout viol est inenvisageable. Hermann ressent comme une trahison d’exhiber ainsi ses dessous , le jour où elle annonce son mariage avec un médecin turc.

14 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Le couilloir des tentations

Haha ! je vais encore me faire assaisonner. Mais la vie est faite de risques. Ce qui suit est-il ce que je pense vraiment ? COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE LE SACHE ?? En vérité, j’admire ceux qui sont toujours “au clair avec eux-mêmes”… 

“Elle sait qu’elle peut tenir une semaine, un mois, trois mois - voir plus haut - elle est libre tout de même non, pauvre imbécile ! Surtout que de toute façon elle jouira tout de même mieux en prenant calmement tout son temps avec elle-même qu’avec un Chevalier-Sabreur du quart de seconde. Putain de différence.

Seulement le mec qui ne sait pas s’y prendre (s’y engluer…) commence, à la cinq centième fois, à se décourager. “Il ne sait pas y faire”. “C’est facile” (c’est les femmes qui disent cela : “C’est facile”. Les hommes aussi, d’ailleurs - quoique…)(sondez un mec, un peu, pour voir ? ) - l’homme donc, disais-je, celui qui ne sait pas s’y prendre, enfin pas très bien (il y en a ; des tas…) - se met à se poser des questions ; dans l’histoire, le sexe inférieur, c’est lui. 

 Alors il se traîne chez les putes, ou tout seul, chez lui, à l’abri - etc… A la six centième fois - là, je fais exprès - il s’aigrit. Il disjoncte. Et il y en a même qui violent. Aaah, aucune excuse : un viol, c’est un crime. Jusqu’à vingt ans - ça compense toutes les fois où le violeur a été relaxé. Ou relâché. Mais la tentation, la sale tentation, c’est d’aller tout de même, en se faufilant bien, dans un petit couloir dérobé de la taule, lui porter des oranges…

- Ah non alors là permettez c’est inadmissible ! Vous allez trop loin ! Merde, qu’il aille se faire soigner ! un violeur, c’est un malade ! » - bon, c’est par où, le sens du poil ? voilà… voilà… calme… vous savez, moi, j’ai 63 ans, quarante-et-un an de mariage, ce n’est plus mon problème - et dans le temps, j’étais très aimable avec les putes, parce qu’elles me tiraient une belle épine du pied, elles me disaient parfois : « Avec toi c’est sympa, parce que tu nous parles, au moins… » 

 Il paraît qu’ensuite, le client ne parle pas mais se tire vite fait, «parce qu’il se sent coupable ». Pas du tout. C’est parce que c’est fini. On n’a pas forcément joui (la femme n’est pas là pour ça, elle a d’autres moyens). Et puis, post coitum homo animal triste. ”Homo” ça veut dire “l’être humain” - tiens, la femme aussi… Maintenant que je sais que les femmes me prennent pour un potentiel violeur,  je ne les regarde plus ; “jamais dans le cadre professionnel !” - comme ledit cadre professionnel vous prend les 3/4 de la vie on ne risque plus de perdre son temps à draguer. Jamais on ne parle d’amour. Des fois qu’on se fasse poursuivre pour harcèlement. Les femmes passent raides, souriantes, au bureau, vachement aimables, “fraîches et efficaces”, décolletées jusqu’au nombril, la jupe au ras des trompes - sacrilège ! sacrilège ! comment osez-vous parler des femmes ! - bref la vie sans amour n’est plus qu’un avant-goût du cimetière. Voilà le résultat, messieurs les violeurs. Encore que je ne sois pas bien sûr, tout de même, que ce soient vraiment eux qui aient commencé - Ta gueule. A la niche. Allez couché, le pit-bull.”

5 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none
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