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Le couilloir des tentations

Haha ! je vais encore me faire assaisonner. Mais la vie est faite de risques. Ce qui suit est-il ce que je pense vraiment ? COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE LE SACHE ?? En vérité, j’admire ceux qui sont toujours “au clair avec eux-mêmes”… 

“Elle sait qu’elle peut tenir une semaine, un mois, trois mois - voir plus haut - elle est libre tout de même non, pauvre imbécile ! Surtout que de toute façon elle jouira tout de même mieux en prenant calmement tout son temps avec elle-même qu’avec un Chevalier-Sabreur du quart de seconde. Putain de différence.

Seulement le mec qui ne sait pas s’y prendre (s’y engluer…) commence, à la cinq centième fois, à se décourager. “Il ne sait pas y faire”. “C’est facile” (c’est les femmes qui disent cela : “C’est facile”. Les hommes aussi, d’ailleurs - quoique…)(sondez un mec, un peu, pour voir ? ) - l’homme donc, disais-je, celui qui ne sait pas s’y prendre, enfin pas très bien (il y en a ; des tas…) - se met à se poser des questions ; dans l’histoire, le sexe inférieur, c’est lui. 

 Alors il se traîne chez les putes, ou tout seul, chez lui, à l’abri - etc… A la six centième fois - là, je fais exprès - il s’aigrit. Il disjoncte. Et il y en a même qui violent. Aaah, aucune excuse : un viol, c’est un crime. Jusqu’à vingt ans - ça compense toutes les fois où le violeur a été relaxé. Ou relâché. Mais la tentation, la sale tentation, c’est d’aller tout de même, en se faufilant bien, dans un petit couloir dérobé de la taule, lui porter des oranges…

- Ah non alors là permettez c’est inadmissible ! Vous allez trop loin ! Merde, qu’il aille se faire soigner ! un violeur, c’est un malade ! » - bon, c’est par où, le sens du poil ? voilà… voilà… calme… vous savez, moi, j’ai 63 ans, quarante-et-un an de mariage, ce n’est plus mon problème - et dans le temps, j’étais très aimable avec les putes, parce qu’elles me tiraient une belle épine du pied, elles me disaient parfois : « Avec toi c’est sympa, parce que tu nous parles, au moins… » 

 Il paraît qu’ensuite, le client ne parle pas mais se tire vite fait, «parce qu’il se sent coupable ». Pas du tout. C’est parce que c’est fini. On n’a pas forcément joui (la femme n’est pas là pour ça, elle a d’autres moyens). Et puis, post coitum homo animal triste. ”Homo” ça veut dire “l’être humain” - tiens, la femme aussi… Maintenant que je sais que les femmes me prennent pour un potentiel violeur,  je ne les regarde plus ; “jamais dans le cadre professionnel !” - comme ledit cadre professionnel vous prend les 3/4 de la vie on ne risque plus de perdre son temps à draguer. Jamais on ne parle d’amour. Des fois qu’on se fasse poursuivre pour harcèlement. Les femmes passent raides, souriantes, au bureau, vachement aimables, “fraîches et efficaces”, décolletées jusqu’au nombril, la jupe au ras des trompes - sacrilège ! sacrilège ! comment osez-vous parler des femmes ! - bref la vie sans amour n’est plus qu’un avant-goût du cimetière. Voilà le résultat, messieurs les violeurs. Encore que je ne sois pas bien sûr, tout de même, que ce soient vraiment eux qui aient commencé - Ta gueule. A la niche. Allez couché, le pit-bull.”

6 commentaires pour “Le couilloir des tentations”

  • Caféine dit :

    Mais non ,je ne vais pas t’assaisonner! Tu as le droit de regarder toutes les pétasses décolletées jusqu’au nombril, et même leur adresser un sourire égrillard, ou une amabilité. Je fais bien du lèche vitrine de magasin chic sans rien acheter et personne ne m’a traité de voleuse. Et tu as raison pour l’avant gout de cimetière

  • kohnlili dit :

    Oh bonjour Caféine ça me fait plaisir de te relire, ton blog est-il interrompu ou fermé ? Plus moyen de l’ouvrir : bug ? Je t’embrasse.

  • katy dit :

    Ce qui précède est-il vraiment ce que vous pensez? Je crois moi que c’est toujours à double-sens, et peut-être me trompé-je cher prof, mais malgré une belle enveloppe d’humour, moi j’y ressens quelque nostalgie, voire quelque déception envers l’amour-boucherie etl’amour-objet, ou bien est-ce moi qui projette ce qui m’arrange de projeter dans la double lecture que l’on peut faire d’un texte, si l’on prend en compte la polysémie des mots, les intentions réelles de l’auteur, plus tout l’implicite qui sous-tend chaque phrase, par rapport à une implication forcément subjective du vécu de vous-même. Moi, je dirais que l’amour devrait être entouré de langage amoureux et ne pas se résumer à l’acte, qu’il devrait exprimer une sublimation de la vie intérieure et célébrer la rencontre de deux êtres, tant physique qu’intellectuelle…alors quant aux putes qui s’habillent comme des poupées idiotes, elles le font parce que moralement elles sont au ras du gazon et qu’elles n’ont pas aperçu la pâquerette qu’elles ne cueilleront jamais! C’est le vide profond dans le corps caverneux, et alors là, quelle autre solution que de dévoiler des bouts de peau censés être des zones érogènes, sauf que l’érotisme se situe à un autre niveau, plus intellectuel, je pense! Amitiés, dear prof!

  • kohnlili dit :

    Euh… C’est du pastiche, ou bien c’est en vrai ? Un partout la balle au centre.

    Mais bien sûr, que je ne pourrais pas faire l’amour comme à l’exercice : et hhune et deux… C’est toujours la nostalgie de la Bêêête…! Alors on exorcise…

  • katy dit :

    Toujours la même question, c’est du vrai ou c’est du toc? Et puis qu’importe, quand on écrit, il y a une multitude de strates, à décrypter ou non, des couches de degrés qu’on a envie de déshabiller si on a le temps, ou qu’on mate en diagonale comme on materait un physique non désagréable surlequel, soit on chausse l’ultra-violet, surlequel on rêve quelques minutes, soit on peut se le tenter dans l’approfondissement… bof, enfin, là il est 8 h du mat, alors je sais pas trop, y’a que vous pour savoir réellement ce que vous avez voulu dire, n’est-ce pas?

  • kohnlili dit :

    Même pas. Cette liberté-là, je l’appelle “littérature”, et je ne la changerais pas contre toutes les “quêtes de la vérité” au monde…

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