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Archive pour la catégorie 'humoresques'

Jeux de mots, tard…

En salle des profs : un collègue vend un fauteuil ; j’inscris “fauteuil transformable en vrai teuil”. Certains apprécient, d’autres pas du tout.
Ma vie, succession d’anecdotes…Ma conversation se résume souvent à ça. Peut-être que je n’ai rien à dire. Il m’en vient quantité d’autres : celle de ces jeunes employées vietnamiennes qui me parlaient d’enfiler je ne sais quelle liasse de papier dans je ne sais quelle réglette ; et moi, d’un ton de pédé : “L’enfilage, vous savez, ce n’est pas mon truc.” Dans mon dos, deux clients : “Je trouve ça très fort. - Non, moi je n’aime pas les gens “comme ça”. Par association d’idées : “Tu te sers, Viêt” (je n’ai jamais osé le dire à Raymonde la Vietnamienne). “Moi j’écarte et toi tu enfonces” - volontiers, Raymonde - il s’agisssait, ne vous méprenez pas, d’enfoncer à l’intérieur d’une pince métallique deux plaques de verre enserrant bien étroitement une photo de famille… C’était déjà nul auparavant (chinois), mais là je suis lucide ; je me demande imprudemment impudemment ! (…hein, plus d’amants…) - “qu’est-ce que je peux leur bien apporter aux autres ? …eux qui, dans leurs blogues, essayent de faire plus nul, sans toujours y parvenir ? avec leurs anecdotes à eux ? Qu’est-ce que je pourrais bien faire de neuf ? (à part fermer ma gueule, oui, bon…) - va-t-il falloir abandonner cette peau supplémentaire derrière soi dit le sanglier ? vite, vite, une dernière mue…
Le prof défend les petits
Un grand con tabasse un petit con dans un coin. J’ai dans ma poche, à même, un fromage dégueulasse, puantissime ; je tape sur l’épaule de l’élève qui n’a que le temps de se retourner, qui se prend le fromton en plein crâne et je hurle : Camembert disciplinaire ! … Six mois plus tard dans le train de banlieue j’entends des passagers : “Y a tout de même des profs qui sont vraiment graves tout de même, c’est pas possible. L’autre jour un élève s’est pris un calendos en pleine tête…” Assis juste à côté je me pisse dessus en serrant les lèvres à me péter les mâchoires… Putain ça fait du bien…

27 avril 2008 - Lire la suite Tags: none

Ah les filles, ah les filles…

3857. - Bien que ce soit mon pays, c’est un triste pays, avouons-le. Je me sens submergé par le flot de la bêtise qui le couvre, par l’inondation du crétinisme sous lequel il disparaît. Et j’éprouve la terreur qu’avaient les contemporains de Noé, quand ils voyaient la mer monter toujours.
Gustave Flaubert


Quand la première te dit “T’es trop con”, la deuxième “T’es trop moche”, la troisième “Tu dis que des conneries”, la quatrième “Tu t’es regardé ?” la cinquième “T’es trop bien pour moi”, la sixième “Va chier”, la septième “Je me réserve pour celui que j’aime”, la huitième “Je ne t’aime pas”, la neuvième “Tu ne m’aimes pas”, la dixième “T’es pédé”, la onzième “Je suis lesbienne”, la douzième “Je suis pas une pute”, la treizième “On voit bien que t’as pas envie”, la quatorzième “T’as vu ta gueule?” , la quinzième “T’as vu tes fringues”, la seizième “Tu pourrais faire un effort”, la dix-septième “Tu bandes même pas”, la dix-huitième “T’es vraiment le gros porc, si tu me demandes ça c’est vraiment la preuve que tu ne m’aimes pas” -lu en toutes lettres dans un Courrier du Coeur - la dix-neuvième “Tu sais que raconter des histoires de cul”, la vingtième “Tu pues des pieds”, la vingt-et-unième “Ton pote il est tout de même plus mignon”, le vingt-deuxième “T’as vu ton vélo à la con ?”, la vingt-troisième “T’es un radin”, la vingt-quatrième “Tu es toujours sous la coupe de ta mère”, la vingt-cinquième “Tu as pensé à ce que va dire mon père”, la vingt-sixième “Tu es toujours fourré chez tes parents”, la vingt-septième (on passe aux chiffres parce que ça commence à être épuisant) - la 27è “Je quitte pas ma copine”, la 28è “Je quitte pas ma soeur”, la 29è “On va déménager”, la 30è “Y a un gros chien qui monte la garde au pied de l’escalier”, la 31è “Ma proprio va s’apercevoir que je reçois quelqu’un”, la 32è “Tu es trop prétentieux”, la 33è “Tu manques de caractère”, la 34è “J’aime pas les puceaux, la 35è “Y a des putes pour ce que tu me demandes”, la 36è “Allons à Jésus”, alors là je dis stop.

28 février 2008 - Lire la suite Tags: none
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