Hmmm ! …y a bon étouffe-chrétien…
Sarkozy ? JE M’EN FOUS. DREDEGUERRE. Croyez-moi, rien n’est plus urgent que d’examiner si c’est le bien, ou le mal, qui l’emportent dans la Création. Et pour cela, rien de tel que de déglutir quelques bons paragraphes inspirés par l’ineffable LEIBNIZ, qui était moins con que je n’en ai pas l’air (quand je ne mâche pas) : Il s’agit de nier la grandeur de la raison humaine, de l’humilier devant la divinité.
Alors rien n’est plus rien, je crève et je suis possédé par le néant. Tout est Dieu (tout est néant, c’est tout un), et il ne reste plus qu’à se coucher dans la pierre et la terre, pensée à laquelle je me suis désormais tant apprivoisé : Mais pourquoi ne se pourrait-il pas que le surplus du bien dans les créatures non intelligentes, qui remplissent le monde, récompensât et surpassât même incomparablement le surplus du mal dans les créatures raisonnables ? Mais pour l’excellente raison, ineffable raisonneur, que le bien et le mal ne s’évaluent qu’à l’aune de l’intelligence, de la conscience, de la raison. Que le bien n’est que l’abondance de la raison, le mal son absence. Que l’inconscient ne saurait générer ou impliquer du bien qu’il n’ait été conçu par le conscient. Nous valons mieux, chacun de nous, que toutes ces caillasses qui roulent dans le ciel. Il est vrai que le prix des dernières est plus grand (« les créatures raisonnables »).
Leibniz ne peut en disconvenir. La construction laisse prévoir bien sûr un retour de bâton : Mais, en récompense ( = en compensation) les autres sont en plus grand nombre sans comparaison. Pourquoi m’échauffer comme un grimaud sur ces propositions ineptes ? à l’issue desquelles Leibniz ne manquera pas de… de quoi faire, d’ailleurs ? d’humilier notre raison ? de faire primer la quantité sur la qualité ? Et il se peut que la proportion du nombre et de la quantité surpasse celle du prix et de la qualité. Que nenni Monsieur Leibniz, que nenni. Ou il faut croire que Dieu a l’esprit profondément enfoncé dans la matière, juste capable de chier des cailloux, d’y glisser, parfaitement, quelque raison supérieure encore à découvrir…?
Quant à la mineure, on ne la doit point accorder non plus Diafoiresque en vérité. Telle est la vie. C’est-à-dire on ne doit point accorder qu’il y a plus de mal que de bien dans le genre humain. Me voici donc de Pleine Inutilité. Grignotant obscur. Devoir d’état comme ils disent. On n’a même pas besoin de convenir qu’il y a plus de mal que de bien dans le genre humain. Bon. Voilà de l’optimiste. Nous voilà donc meilleurs que notre réputation.
Moins pourris par le péché originel. Moins aptes que prévu à jauger notre misère, contrairement à Pascal. Leibniz, antipascalien ? à étudier. …parce qu’il se peut, et il est même fort raisonnable, que la gloire et la perfection des bienheureux soit incomparablement plus grande que la misère et l’imperfection des damnés – ah ! très fort ! Bon dégagement en touche ! et absence de cruauté en prime ! On passe au monde virtuel ! post mortem ! et les souffrances infernales diminuées ! plus proches même des glauques sensations du néant que des intolérables brûlures sulfureuses ! Putain trop puissant…
HEIN QUE C’EST CHIANT… HEIN QUE C’EST CHIANT…

